13 de maio de 2021

De la graine au bourgeon – Partie 16

… N’oublions pas ceux pour qui les médias n’étaient qu’un instrument de propagande, un moyen de satisfaire leur vanité et en même temps, parfois, d’augmenter le nombre de consultations en cabinet privé  ou les investissements pour leurs laboratoires.

Nous nous rendions compte de ce que Michel de Pracontal (2001 : 113) décrit  « …les chercheurs les plus entreprenants, ou les moins scrupuleux, prennent le devant. Pour qui sait s’en servir, les médias sont un fantastique outil de pouvoir. »

Ou encore comme l’a bien décrit Baudouin Jurdant, lors de son texte délivré devant le Conseil Scientifique de l’Université Louis Pasteur, le 11 octobre 1993 : « Les scientifiques, forts de leur spécialisation extrême, bien retranchés entre les murs de leurs laboratoires, en aperçoivent rarement l’intérêt [de la vulgarisation scientifique]. Ils supportent mal les questions et les doutes qui leur parviennent de l’extérieur. Ils veulent, et doivent avancer. Mais leur avance deviendrait vite inutile s’ils se laissaient aller à la tentation d’une autonomie complète, susceptible de les détacher dangereusement du contexte social et culturel qui les soutient. »

Une grande partie des spécialistes de la science de la nutrition, comme la plupart des spécialistes en général, toutes disciplines de la médecine confondues, ne sont guère sensibles à l’importance de leur propre rôle dans la transmission des informations. Et ils n’accordent pas davantage d’attention à ceux dont le métier est précisément de transmettre ces informations au grand public.

Les spécialistes de très nombreuses professions peuvent être amenés à s’intéresser, un jour ou l’autre, à la science de la nutrition. Ceux de la santé sont obligatoirement appelés à la connaître plus ou moins. Cela ne veut pas dire que tous soient des spécialistes en ce domaine.

Devant l’ampleur de cette science, il serait difficile, pour un professionnel, de maîtriser la fonction des nutriments lors des maladies rénales aussi bien que les techniques d’évaluation de la performance des athlètes vis-à-vis de leur alimentation. Ou même, plus simplement, de distinguer, parmi les professionnels de la  nutrition, ceux qu’on appelle des nutritionnistes et comment leur formation, très diverse, peut jouer un rôle important dans la transmission des informations dans ce domaine.

Au Brésil les « techniciens en nutrition » sont formés en deux ans à la mise en pratique des règles de la diététique et de l’hygiène d’aliments. Le nutritionniste professionnel qui suit une formation universitaire de 4/5 ans et le médecin spécialiste en nutrition (nutrólogo), sont aussi des spécialistes de la nutrition malgré leurs différentes compétences.

En France, le nutritionniste n’est pas obligatoirement un médecin spécialisé. Il existe des filières de formations à divers niveaux, et la spécialité « nutrition » n’est pas attribuée seulement aux médecins spécialistes, mais aux divers professionnels ayant suivi une formation spécialisée dans le domaine ou encore, appartenant à un service spécialisé. Ils peuvent aussi être des enseignants-chercheurs ayant réalisé une ou plusieurs études dans le domaine de la nutrition.

Le diététicien, quant à lui, est « un technicien spécialisé en nutrition sanctionné par un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) ou par un Diplôme Universitaire Technique en génie biologique option diététique (DUT) ». (Association des Diététiciennes de Langue Française) [1]

Juliana T. Grazini dos Santos – Docteur en Information et communication, Nutritionniste, Créatrice de Verakis. 

Ceci est le seizième chapitre de la “saga” qui qui raconte les fondations de Verakis.

 

Lisez les chapitres antérieurs:

De la graine au bourgeon Verakis – Partie 15

 

Source: Morceaux de l’introduction de la ma thèse de doctorat: “La science de la nutrition diffusée au grand public en France et au Brésil – Le cas de l’alimentation maternelle infantile. Thèse dirigée par Baudouin JURDANT

 

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