27 de October de 2022

De branche en branche – Verakis Partie 36

En regard du nombre de publicités parues dans les magazines de puériculture destinés au grand public, et principalement en France, l’estimation de Dubois confirme l’importance de l’influence exercée par les publicités d’aliments sur les habitudes alimentaires.

La publicité, quelle que soit sa forme, propage des images, suggère des représentations concernant l’alimentation et la nutrition. En outre, cette publicité tend de plus en plus à se parer d’une caution scientifique ce qui apporte à son message une efficacité accrue, la science étant considérée, dans l’imaginaire collectif, comme porteuse de vérité. Il s’ensuit que certaines idées se répandent comme, par exemple celles-ci : « Qui suit un régime n’a pas le droit d’avoir du plaisir sauf avec des produits conçus pour… » « Pour arriver à couvrir les besoins d’un enfant en calcium et en vitamine D, il faut recourir à des produits autres que ceux qu’apporte une alimentation adéquate », « Le chocolat est une source de plaisir », « Les laits infantiles peuvent être meilleurs que l’alimentation » ; « Les goûters des enfants doivent être composés d’aliments conseillés » ; « les jus conditionnés sont semblables aux jus frais », etc..

Le message est souvent délivré de façon subliminale. Par exemple, sans qu’elle soit accompagnée du moindre texte, la seule photo d’un enfant regardant une toise ou habillé en homme va éveiller l’idée de croissance et l’associer au produit proposé.

La situation est difficile à redresser, et d’autant plus que la plupart des campagnes de promotion de la santé publique ignorent ou feignent d’ignorer l’importance et l’efficacité du marché publicitaire, comme si l’on pouvait surmonter un obstacle en le niant.

Il est grand temps que scientifiques, publicitaires, communicateurs, journalistes, responsables de la santé publique industriels et tous autres acteurs de la communication relative aux produits alimentaires ou responsables de la santé des populations prennent conscience en commun de ce problème. Les dégâts imputables aux maladies nutritionnelles, telles que l’obésité, par exemple, sont là pour nous alerter.

La simple critique des effets néfastes que peut avoir la publicité ne suffit pas. Bien plus efficaces sans doute seraient les efforts pour promouvoir, à l’intérieur du monde publicitaire, une véritable culture concernant les problèmes nutritionnels de manière à parvenir à des projets élaborés en commun et tenant comptes des intérêts des deux parties.

Il aurait été sans doute très intéressant d’étudier les nécessités respectives de la profession des publicitaires, d’une part, et, d’autre part, celles d’une diffusion aussi exemplaire que possible des connaissances acquises en matière d’alimentation et de nutrition.

Cet examen comparatif du monde scientifique et du monde de la communication n’a pas été abordé dans notre étude. Cette omission se justifie par le fait que la partie qualitative de notre étude se propose d’analyser et de discuter les informations de nature journalistique relatives à l’alimentation et à la nutrition. Or, les informations véhiculées par la publicité auraient appelé une approche différente. En effet, ces communications à caractère commercial échappent, dans une certaine mesure, au contrôle des éditeurs du magazine, même si ceux-ci se ménagent un certain droit de regard sur le contenu formel de ces communications.

Juliana T. Grazini dos Santos – Docteur en Information et communication, Nutritionniste, Créatrice de Verakis. 

Ceci est le trente-sixième chapitre de la “saga”  qui raconte “les fondations” de Verakis.

Lisez les chapitres antérieurs:

De branche en branche – Verakis Partie 35

 

 

Source: Morceaux de l’introduction de la ma thèse de doctorat: “La science de la nutrition diffusée au grand public en France et au Brésil – Le cas de l’alimentation maternelle infantile. Thèse dirigée par Baudouin JURDANT

Imagem: Julia Ardaran